Comité scientifique de lutte contre le dopage

Le dopage consiste en l'utilisation de substances ou de méthodes interdites pour améliorer artificiellement ses performances. Se doper contrevient aux règles et à l'éthique du sport. De plus, le dopage va à l'encontre d'une pratique sportive saine et nuit à la santé du sportif.
Au niveau international, la lutte contre le dopage est coordonnée et harmonisée par l'Agence Mondiale Antidopage (AMA), auteur du Code Mondial Antidopage. Pour pouvoir participer aux Jeux Olympiques, les Fédérations internationales et les gouvernements doivent avoir signé ce Code. Les gouvernements doivent également adopter la "Convention internationale de lutte contre le dopage dans le sport" pour adhérer au Code Mondial Antidopage.
Les pays de l'espace francophone accordent un intérêt tout particulier à cette question du dopage tout comme à la bonne santé des sportifs et à l'éducation de la jeunesse francophone.
En juillet 2000, la CONFEJES a organisé pour la première fois à Libreville (Gabon) une Conférence ministérielle consacrée exclusivement à ce thème. A cette occasion, les ministres se sont engagés à travers une déclaration de principe qui fait désormais référence : la Déclaration de Libreville (21 juillet 2000).
Un comité scientifique francophone a ensuite été créé afin de suivre de près l'application de la dite déclaration. Depuis, ce comité se réunit chaque année pour faire état de cette question dans les pays membres de la CONFEJES et pour soumettre aux ministres des actions de lutte contre le dopage. Ce comité scientifique constitue le lien entre la CONFEJES et l'AMA.
En 2008, la réunion du Comité scientifique de lutte contre le dopage s'est tenue à Saly-Portudal (Sénégal) du 15 au 18 décembre et a notamment porté sur la recherche sur les plantes médicinales en Afrique qui est actuellement menée dans plusieurs pays.
Consulter : Etude sur l’utilisation en Afrique des plantes et autres substances à des fins de dopage (décembre 2007)
De plus, toujours en 2008, 10 pays (Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Djibouti, Gabon, Rwanda, RDC, Tchad, Seychelles) ont bénéficié de l'appui du Secrétariat général de la CONFEJES pour créer ou dynamiser leur structure nationale de lutte antidopage.
A ce jour, 20 pays membres de la CONFEJES ont une structure nationale de lutte antidopage et 14 pays sur les 25 pays africains qui ont ratifié la Convention internationale de l'UNESCO sont membres de la CONFEJES (Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Egypte, Gabon, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Seychelles, Tchad, Tunisie).
L'objectif est d'amener tous les pays membres à avoir une structure nationale opérationnelle de lutte contre le dopage. L'exécution de la convention avec l'AMA, qui est destinée à soutenir les actions des Organisations régionales et nationales antidopage, devrait contribuer à atteindre assez rapidemment cet objectif.
Consulter le texte de la convention : Agence Mondiale Antidopage (14 décembre 2007)



