Parcours de Yaovi, jeune entrepreneur spécialisé dans la confection de maillots

Une carrière de footballeur manquée… Une machine à coudre héritée de sa mère : le destin de Yaovi Kunalé Agbelon était scellé !

A la faveur d’un atelier organisé par la Direction de la Jeunesse du Togo et la CONFEJES en 2000 à Lomé (Togo), Yaovi découvre ses aptitudes pour la fabrication de maillots. « Si mes pieds n’ont pas réussi à jouer au football, je me suis dit qu’il fallait qu’ils servent à pédaler les machines à coudre » explique t-il.

A 22 ans, il installe son premier atelier de couture dans un quartier populaire de Lomé et sollicite un soutien financier auprès de la CONFEJES dans le cadre du Programme du Fonds d’Insertion des Jeunes – FIJ (devenu depuis le Programme de Promotion de l’Entrepreunariat des Jeunes – PPEJ). « J’étais confiant car j’avais beaucoup de retours positifs de la part de mes clients ». Avec raison : le Comité Technique de Sélection et d’Orientation du FIJ émet un avis favorable sur son dossier et lui octroie un prêt d’un millions de FCFA en 2004. Avec l’argent, Yaovi s’achète 2 machines à coudre et s’approvisionne en matières premières.

Quelques années plus tard, la CONFEJES lui renouvelle sa confiance avec un nouveau prêt, à hauteur cette fois de 2 millions de FCFA. Dans la foulée, il participe à la 1ère édition du Concours d’excellence du Fonds d’Insertion des Jeunes, organisé à Dakar en 2007, et obtient le 2e prix. Depuis, Yaovi a lancé sa propre marque de maillots « Mess », vendue au Togo mais aussi au Mali.

En parallèle de son atelier de couture, Yaovi est aujourd’hui régulièrement sollicité par la CONFEJES pour former, à son tour, des jeunes à la conception et à la fabrication de matériel sportif, principalement en football et en athlétisme (filets, ballons, maillots). Mauritanie, Burundi, Liban, Haïti, Djibouti : autant de pays où Yaovi est allé partager son savoir-faire, suscitant aussi de nouvelles vocations francophones pour l’entrepreunariat.

Voir le documentaire Téméraires jusqu’au bout d’Erick Kaglan (Beyond Production)